Le malade, le blessé, la femme enceinte,
accueilli en établissement de santé
ou suivi en hospitalisation à domicile ainsi
que la personne âgée hébergée
est une personne avec des droits et des devoirs. Elle
ne saurait être considérée uniquement
ni même principalement du point de vue de sa
pathologie, de son handicap ou de son âge.
Au-delà de la réglementation sanitaire
qu'ils appliquent, les établissements de santé
se doivent de veiller au respect des droits de l'homme
et du citoyen reconnus universellement, ainsi que
des principes généraux du droit français
: non discrimination, respect de la personne, de sa
liberté individuelle, de sa vie privée,
de son autonomie. Les établissements doivent,
en outre, prendre toutes dispositions pour que les
principes issus de la loi et relatifs au respect du
corps humain soient appliqués. À ce
titre, il leur faut assurer la primauté de
la personne et interdire toute atteinte à la
dignité de celle-ci. De même, ils doivent
veiller à la bonne application des règles
de déontologie médicale et paramédicale.
Enfin, ils s'assurent que les patients ont la possibilité
de faire valoir leurs droits. L'objectif de la présente
Charte est de faire connaître concrètement
les droits essentiels des patients accueillis dans
les établissements de santé, tels qu'ils
sont affirmés par les lois, décrets
et circulaires dont la liste est annexée à
la circulaire ci-dessus mentionnée.
Cette Charte est remise à chaque patient ainsi
qu'un questionnaire de sortie, annexés au livret
d'accueil, dès son entrée dans l'établissement,
Principes généraux
1-
Toute personne est libre de choisir
l’établissement de santé qui la prendra en charge,
dans la limite des possibilités de chaque
établissement. Le service public hospitalier est
accessible à tous, en particulier aux personnes
démunies et, en cas d’urgence, aux personnes sans
couverture sociale. Il est adapté aux personnes
handicapées.
2-
Les établissements de santé garantissent la
qualité de l’accueil, des traitements et des soins.
Ils sont attentifs au soulagement de la douleur et
mettent tout en œuvre pour assurer à chacun une vie
digne, avec une attention particulière à la fin de
vie.
3-
L’information donnée au patient doit être
accessible t loyale. La personne hospitalisée
participe aux choix thérapeutiques qui la
concernent. Elle peut se faire assister par une
personne de confiance qu’elle choisit librement.
4-
Un acte médical ne peut être pratiqué qu’avec
le consentement libre et éclairé du patient.
Celui-ci a le droit de refuser tout traitement.
Toute personne majeure peut exprimer ses souhaits
quant à sa fin de vie dans des directives
anticipées.
5-
Un consentement spécifique est prévu,
notamment pour les personnes participant à une
recherche biomédicale, pour le don et l’utilisation
des éléments et produits du corps humain et pour les
actes de dépistage.
6-
Une personne à qui il est proposé de
participer à une recherche biomédicale est informée,
notamment, sur les bénéfices attendus et les risques
prévisibles. Son accord est donné par écrit. Son
refus n’aura pas de conséquence sur la qualité des
soins qu’elle recevra.
7-
La personne hospitalisée peut, sauf
exceptions prévues par la loi, quitter à tout moment
l’établissement après avoir été informée des risques
éventuels auxquels elle s’expose.
8-
La personne hospitalisée est traitée avec
égards. Ses croyances sont respectées. Son intimité
est préservée ainsi que sa tranquillité.
9-
Le respect de la vie privée est garanti à
toute personne, ainsi que la confidentialité des
informations personnelles, administratives,
médicales et sociales qui la concernent.
10-
La personne hospitalisée (ou ses
représentants légaux) bénéficie d’un accès direct
aux informations de santé la concernant. Sous
certaines conditions, ses ayants droit, en cas de
décès, bénéficient de ce même droit.
11-
La personne hospitalisée peut exprimer des
observations sur les soins et sur l’accueil qu’elle
a reçus. Dans chaque établissement, une commission
des relations avec les usagers et de la qualité de
la prise en charge, veille notamment au respect des
droits avec les usagers. Toute personne dispose du
droit d’être entendue par un responsable de
l’établissement pour exprimer ses griefs et de
demander réparation des préjudices qu’elle
estimerait avoir subis dans le cadre d’une procédure
de règlement amiable des litiges et/ou devant les
tribunaux.
Le
document intégral de la charte de la personne
hospitalisée est accessible sur le site internet :
www.sante.gouv.fr